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Récit de Lise-Andrée Thivierge à Antigua

Vivre au Guatemala pendant 30 jours, voir le magnifique sourire de 25 jeunes enfants quotidiennement, être entourée d’amour et de bonheur 5 jours par semaine, cohabiter avec 4 bénévoles espagnoles, apprendre une 3e langue, vivre 1 magnifique aventure…

L’idée de faire du bénévolat dans un pays défavorisé me trottait dans la tête depuis quelques années déjà. Après l’obtention de mon baccalauréat et juste avant mon entrée sur le marché du travail, je me disais que le moment était idéal. C’était maintenant ou jamais.

Durant les quelques mois qui ont précédé mon départ, j’ai appris l’espagnol du mieux que je l’ai pu en apprenant petit à petit les règles grammaticales fondamentales, en lisant des petits textes chaque jour, en écoutant des émissions espagnoles et en écrivant à des amis qui parlaient la langue. À mon départ, j’étais loin d’avoir un niveau d’espagnol parfait, mais plus les jours passaient, et plus j’arrivais à me débrouiller facilement. J’étais hors de ma zone de confort, mais j’apprenais à l’apprécier. J’aurais aimé avoir plus de temps pour me préparer, mais ma vie universitaire chargée ne me l’a pas permis. Cela ne m’a pas empêchée de profiter pleinement de mon expérience.

Chaque journée passée au Guatemala était remplie de bonheur. Les jours de semaine, j’arrivais à l’école vers 8 h. Et chaque matin, c’était la même chanson : « Señora Liz ! », les enfants m’accueillaient tous en chœur. En prime, j’avais droit à une montagne de câlins. Ces enfants étaient tellement chaleureux.

Ma tâche était d’aider la professeure à préparer le matériel pour les cours. On prenait les 25 cahiers, un par un, et on écrivait les consignes de la journée à l’intérieur. Ou alors on recopiait le même dessin 25 fois, afin que les enfants puissent le colorier. Ou alors on découpait des morceaux de papier de soie pour un bricolage. Je me devais aussi d’aider à animer les activités, de nettoyer la classe qui servait aussi de salle à manger, de servir les repas et de nettoyer la vaisselle.

J’ai aussi pris l’initiative de proposer certains bricolages à la classe, mes idées étaient toujours accueillies avec entrain. Ces petits enfants de 4 ans étaient remplis d’énergie. Toujours prêts à essayer de nouveaux jeux pendant la récréation, toujours curieux de tester de nouvelles recettes, toujours intrigués d’apprendre quelques mots de vocabulaire anglais.

Je partageais mes après-midis avec les autres bénévoles résidant dans ma famille d’accueil. C’était toujours un plaisir d’aller marcher au village ensemble, ou d’échanger sur nos différentes cultures.

Les fins de semaine, j’ai eu le plaisir d’aller explorer les environs. Le lac Atitlán était, sans surprise, magnifique. Ma plus belle expédition, quoiqu’assez difficile, s’est déroulée sur le sommet du volcan Acatenango. À près de 4000 m d’altitude, c’était un lever de soleil qui en valait le coup.

Je suis heureuse d’avoir pu vivre cette expérience, d’avoir pu donner de mon temps, d’avoir pu aider du mieux que je le pouvais. Je suis reconnaissante d’avoir fait la rencontre de ces enfants joyeux, curieux, enthousiastes, et impatients de découvrir la vie. J’ai quitté cette classe en leur laissant un capteur de rêve et un drapeau du Québec, afin de créer une salle encore plus colorée, où les cultures se mélangent. Et je suis retournée au Québec avec un petit sachet de café et un joli sac à main en tissu maya, de quoi amener un peu de leur culture chez moi aussi.

En espérant pouvoir y retourner bientôt.

Hasta Pronto Los Patojos!

Lise-Andrée Thivierge